Est-ce bloqué en Russie ?
Saisissez un site, une adresse IP ou IP:port. Nous l’ouvrons via des connexions résidentielles dans des régions de Russie et depuis notre serveur hors de Russie, et montrons où une réponse revient.
Internet résidentiel, pas un datacenter
Chaque requête sort par la connexion résidentielle d’un fournisseur d’accès russe ordinaire — le même type de ligne qu’un ordinateur à la maison — dans des régions de Moscou à Vladivostok. Chaque ligne indique la région, l’adresse IP de sortie et son fournisseur. Les réseaux mobiles et leurs listes blanches ne sont pas utilisés.
Un site web ou une IP et un port
« Site web · GET » ouvre la page comme un navigateur : une poignée de main TLS avec le nom du site et une vraie requête GET avec les en-têtes de Chrome, Safari, YandexBot ou Googlebot. On voit ainsi les blocages par nom de site (DPI sur la poignée de main TLS) et les pages de blocage que les fournisseurs affichent à la place du site. « IP et port · TCP » ouvre une simple connexion TCP et révèle les blocages par adresse IP — le bon test pour un VPN, un proxy ou un serveur de jeu.
Comparé à un serveur hors de Russie
La même requête part au même moment de notre serveur hors de Russie. S’il y a une réponse là-bas mais pas en Russie, le site ou l’adresse est bloqué. S’il n’y a de réponse nulle part, le serveur est simplement hors service. Une redirection vers une page du fournisseur, une page de blocage ou un certificat substitué comptent comme un blocage quand notre serveur ne reçoit pas la même chose.
Pourquoi les régions peuvent différer
En Russie, le blocage repose sur des équipements de filtrage installés chez chaque fournisseur (TSPU), et tous ne filtrent pas la même chose au même moment. Un site peut être bloqué chez un fournisseur et s’ouvrir chez un autre, ou seulement être ralenti. C’est pourquoi le test passe par plusieurs régions et différents fournisseurs, chacun étant nommé.
Questions fréquentes
Comment les sites sont-ils bloqués en Russie ?
Roskomnadzor tient un registre des sites et adresses interdits, que les fournisseurs appliquent avec des équipements de filtrage (TSPU). Ceux-ci coupent les connexions vers les IP listées, interrompent la poignée de main TLS en voyant un nom de site interdit, affichent une page de blocage à la place du site ou ralentissent le trafic.
D’où vient la liste des blocages ?
De la base ouverte de blockedin.org : plus d’un million de domaines et des centaines de milliers d’adresses IP bloqués en Russie, complétée chaque jour. Nous rafraîchissons notre copie plusieurs fois par jour. Un site peut être restreint sans y figurer, et un site de la liste peut encore s’ouvrir chez certains fournisseurs : c’est ce que montre le test en direct depuis les régions.
Qu’est-ce qui compte comme « bloqué » ici ?
Une région compte comme bloquée quand aucune réponse ne revient — délai dépassé, connexion coupée pendant TLS ou HTTP, adresse injoignable — ou quand le fournisseur répond à la place du site, alors que notre serveur hors de Russie reçoit une réponse normale. Toute vraie réponse du site, même une page d’erreur ou une redirection, compte comme accessible.
Est-ce un ping ICMP ?
Non. Les requêtes passent par des connexions résidentielles en Russie, qui ne transportent que du TCP. Une connexion TCP est d’ailleurs un test plus fidèle : les blocages s’appliquent aux connexions, et beaucoup de serveurs ne répondent pas du tout à l’ICMP.
Puis-je tester mon serveur VPN ou proxy ?
Oui. Choisissez « IP et port · TCP » et saisissez l’adresse du serveur avec son port, par exemple 203.0.113.10:443. S’il répond hors de Russie mais pas depuis les régions, l’adresse est bloquée.
Est-ce la même chose que l’Internet mobile en Russie ?
Non. Pendant les restrictions, les réseaux mobiles de certaines régions ne laissent passer que les sites d’une liste blanche. Ce test utilise l’Internet résidentiel (filaire), comme un ordinateur à la maison.
Gardez-vous ce que je teste ?
Non. Le site ou l’adresse saisi sert uniquement au test. Il n’est ni journalisé ni conservé.